Des scientifiques ont découvert que les plantes forment un véritable réseau de communication souterrain, échangeant des messages chimiques via les champignons du sol. Cette découverte révolutionne notre compréhension des écosystèmes végétaux.
Un réseau de communication insoupçonné
Pendant longtemps, les plantes étaient considérées comme des organismes passifs, incapables d'interagir avec leur environnement autrement que par des réactions chimiques locales. Les recherches de l'Université de Zurich bouleversent cette vision.
Les plantes forment un réseau de communication complexe via les champignons mycorhiziens qui colonisent leurs racines. Ce réseau, surnommé "wood wide web", permet l'échange d'informations et de nutriments entre arbres distants de plusieurs mètres.
Le rôle des champignons mycorhiziens
Les champignons mycorhiziens forment des symbioses avec plus de 90% des plantes terrestres. Leurs filaments microscopiques, les hyphes, s'étendent sur des kilomètres dans le sol et connectent les systèmes racinaires de plantes voisines.
Ces réseaux fongiques transportent non seulement des nutriments (carbone, phosphore, azote) mais aussi des molécules signalisatrices qui permettent aux plantes de communiquer entre elles.
"Les plantes ne sont pas des entités isolées mais des membres actifs de communautés sophistiquées. Elles partagent des ressources, s'avertissent mutuellement des dangers et reconnaissent leurs apparentés. C'est une forme d'intelligence collective végétale." — Dr. Nathalie Blanc, botaniste à l'Université de Lausanne
Les types de messages échangés
Les chercheurs ont identifié plusieurs types de signaux : des alertes en cas d'attaque de parasites permettant aux plantes voisines d'activer leurs défenses, des signaux de partage de nutriments vers des plantes plus faibles, et des molécules de reconnaissance entre plantes apparentées.
Certaines plantes "mères" peuvent même favoriser la croissance de leurs descendantes en leur envoyant des nutriments supplémentaires via le réseau mycorhizien.
À retenir
Les plantes forment un véritable "internet végétal" souterrain, échangeant alertes, nutriments et signaux de reconnaissance via les champignons.
Conclusion
Cette découverte transforme notre vision des forêts et des écosystèmes végétaux. Les implications pour l'agriculture et la sylviculture sont considérables : en préservant ces réseaux mycorhiziens, nous pourrions améliorer la résilience des cultures et des forêts face aux stress environnementaux.