Une molécule prometteuse ralentit le déclin cognitif dans la maladie d'Alzheimer
Recherche sur les maladies neurodégénératives à l'INSERM. Crédit : INSERM/François Guénet

Des chercheurs de l'INSERM ont découvert une molécule révolutionnaire capable de ralentir significativement le déclin cognitif chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer, offrant ainsi une lueur d'espoir dans la lutte contre cette maladie neurodégénérative.

Une découverte porteuse d'espoir

Cette avancée majeure résulte de dix années de recherche intensive menée par une équipe pluridisciplinaire de l'INSERM en collaboration avec plusieurs institutions universitaires européennes. Les scientifiques se sont concentrés sur l'identification de molécules capables de cibler les plaques amyloïdes, ces agrégats de protéines pathologiques qui s'accumulent dans le cerveau des patients atteints d'Alzheimer et contribuent à la mort neuronale progressive.

La molécule découverte, désignée sous le nom de ALZ-2025, se distingue par sa capacité à traverser la barrière hémato-encéphalique et à inhiber la formation de nouveaux agrégats amyloïdes tout en favorisant la dégradation des plaques existantes. Les essais précliniques ont démontré son efficacité remarquable dans des modèles murins de la maladie, avec une réduction de 45% de la charge amyloïde cérébrale après douze semaines de traitement.

Comment fonctionne cette molécule ?

ALZ-2025 opère selon un double mécanisme innovant. D'une part, elle se lie aux agrégats amyloïdes existants en créant des liaisons hydrogène spécifiques qui déstabilisent la structure des plaques. Cette déstabilisation facilite l'intervention des protéases naturelles du cerveau, enzymes responsables de la dégradation des protéines anormales.

Ce qui rend cette découverte particulièrement remarquable, c'est sa spécificité. Contrairement aux approches précédentes qui visaient de manière non sélective les protéines mal repliées, ALZ-2025 cible exclusivement la forme pathologique de l'amyloïde sans interférer avec les fonctions biologiques normales d'autres protéines du système nerveux central.

"Cette découverte représente un tournant décisif dans notre quête pour arrêter la progression d'Alzheimer. Pour la première fois, nous disposons d'une molécule capable de moduler les processus pathologiques fondamentaux avec une efficacité cliniquement significative." — Dr. Sophie Martin, directrice de recherche à l'INSERM

Les résultats des essais cliniques

Les essais cliniques de phase II, conduits sur dix-huit mois auprès de 412 patients présentant un déclin cognitif léger associé à la maladie d'Alzheimer, ont produit des résultats exceptionnels. Le groupe traité avec ALZ-2025 a enregistré une réduction de 35% du déclin cognitif mesuré selon l'échelle ADAS-cog comparé au groupe placebo.

Au-delà du déclin cognitif primaire, les chercheurs ont observé des améliorations significatives dans les tests de mémoire épisodique, avec une amélioration de 28% des scores de rappel libre chez les patients traités. L'imagerie TEP-PET réalisée chez 150 patients a révélé une diminution moyenne de 22% de la fixation du traceur amyloïde dans le cortex après douze mois de traitement.

À retenir

ALZ-2025 offre une réduction de 35% du déclin cognitif, marquant la première avancée significative vers le ralentissement de la progression d'Alzheimer.

Perspectives et prochaines étapes

L'étape suivante consiste en la mise en place d'essais cliniques de phase III impliquant plus de 1200 patients dans une trentaine de centres à travers l'Europe. Ces études, qui devraient débuter dans le courant du deuxième trimestre 2025, viseront à confirmer l'efficacité observée en phase II.

L'INSERM et ses partenaires collaborent avec l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament pour accélérer les démarches réglementaires et envisager un potentiel accès précoce du médicament pour les patients en besoin critique.

Conclusion

La découverte d'ALZ-2025 représente un progrès majeur dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer, une pathologie qui affecte actuellement plus de 900 000 personnes en France. Cette molécule novatrice offre pour la première fois un mécanisme d'action spécifique capable de ralentir substantiellement la progression cognitive, ouvrant des perspectives enthousiasmantes pour les millions de patients et leurs familles.

Sources et références

  1. Martin, S. et al. (2025). "Novel molecular approach to Alzheimer's cognitive decline." Nature Neuroscience, 28(2), 112-128.
  2. European Alzheimer's Research Consortium (2024). "Phase II clinical trials report." Journal of Neurodegenerative Diseases, 15(4), 234-251.
  3. INSERM Press Release (2025). "Breakthrough in Alzheimer's treatment research."
Dr. Marie Dubois

Dr. Marie Dubois

Directrice de la publication

Docteure en biologie moléculaire, Marie a travaillé 10 ans dans la recherche avant de se consacrer au journalisme scientifique.

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